L’année 2009 laisse le souvenir d’une année sombre pour les routes de l’Allier. 37 personnes sont décédées en 2009 dans un accident de la circulation. 6 accidents mortels sont à déplorer sur la seule RCEA. Ils ont coûté la vie à neuf personnes.
Le Conseil général, présidé par Jean-Paul DUFREGNE, a fait de la mise en sécurité des axes routiers l’un de ses combats prioritaires. La collectivité a ainsi imaginé de nouveaux supports de signalisation, moins rigides et donc moins dangereux pour les usagers de la route en cas de choc. L’Allier est le seul département en France à proposer ce type de panneaux.
Fragiliser des supports de signalisation, c’est éliminer la gravité des accidents corporels lors du choc d’un véhicule contre ces supports. C’est de ce constat qu’est né le projet des « panneaux éjectables », imaginé par le Conseil général de l’Allier. Déjà connu depuis plus de trente ans en Amérique du nord, mais également dans les pays scandinaves, ce système n’est pas encore utilisé en France. C’est grâce à la pugnacité de Jean-Paul Luminet, directeur des équipements départementaux au Conseil général et à la volonté infaillible des élus du département d’agir pour la sécurité routière que ce système inédit, baptisé SYSTEJECT 03® (parce qu’il est né en Allier), a pu être développé dans l’Allier.
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« Les supports de signalisation constituent un enjeu de sécurité routière avéré. Ils sont de plus en plus nombreux aux abords des routes et les matériaux utilisés en font des obstacles très rigides », témoigne Jean-Paul Luminet, directeur des équipements départementaux. Aujourd’hui, ce constat est corroboré par des données d’accidentalité. « Dans l’Allier, les chocs sur supports de signalisation représentent 20 % des chocs aux abords des chaussées et pour les deux-roues la surgravité reste importante. Nous nous devions de réagir », poursuit-il. Après une recherche sans résultat auprès du réseau technique du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer et des contacts auprès des entreprises de signalisation pour appréhender la réalité du marché, une double démarche a été engagée.
Un bureau d’études a été retenu pour appréhender les pistes de « fragilisation des supports » de signalisations standards. De plus, un appel à volontariat a été lancé auprès des entreprises souhaitant faire évoluer les pratiques dans le domaine des équipements des routes.
"Le bureau d’études MND Engineering et la Société NADIA signalisation ont décidé de relever ce défi avec nous", rappelle Jean-Paul Luminet. Dès février 2008, les premières investigations débutent. Elles débouchent sur une rencontre avec le LIER de l’Institut national de recherche sur le transport et leur sécurité. En juin 2009, le 3e prototype est soumis aux essais de choc en grandeur réelle. C’est une réussite ! « Les indicateurs étaient équivalents à ceux de la simulation numérique dans une classe de performance maximale », se souvient le directeur.
En décembre, les premiers panneaux concernant la signalétique du Centre national du costume de scène ont été installés autour de l’agglomération de Moulins. Pour Jean-Paul Luminet, la balle est désormais dans le camp des décideurs nationaux :
« Il appartient maintenant au Ministère et à son réseau technique de promouvoir enfin la fragilisation des supports sur des systèmes de signalisation et les autres équipements afin que la France rejoigne les pays les plus performants dans le domaine des équipements de sécurité. »
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