Alain Lognon
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Bonsoir à toutes et à tous, merci pour votre présence et vos questions, nous sommes ensemble pour une heure, à vous la parole ! |
Jean luc
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Bonjour,
Le Conseil général intervient-il en matière de gestion des forêts ou est-ce uniquement une attribution de l'Etat et de l'ONF ?
Existe-t-il des aides financières à destination des particuliers pour le reboisement ?
Merci de votre réponse. |
Alain Lognon |
Bonjour Jean-Luc,
Le Conseil général intervient dans les commissions de boisement, avec notamment la mise en place des commissions de reglémentation des boisement, comme par exemple en Montagne bourbonnaise. Ces commissions fixent les essences et les distances de plantation. Concernant la deuxième question, le Conseil général intervient dans le cadre du plan Bois 2009-2012, en partenariat avec l'ONF et le CRPF, financièrement sur des études pour évaluer les peuplements, notamment les chênaies en Sologne et dans le Bocage.
Actuellement, le Conseil général n'a pas d'aides pour le reboisement, pour les particuliers. Les particuliers doivent s'adresser à la DDT (préfecture). |
Emile
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Bonjour M. Lognon,
Que pensez-vous de la proposition de loi de modernisation agricole dont on parle en ce moment, et notamment des "contrats écrits" entre producteurs et distributeurs, qu'a exposés Nicolas Sarkozy hier ? |
Alain Lognon |
Bonjour Emile,
Il faut savoir que l'agriculture aujourd'hui, c'est l'Europe. Le revenu agricole ne peut être stabilisé que si l'on met des règles, au niveau communautaire. La LMA (loi de modernisation agricole) ne réglera rien, ou pas grand chose. Les contrats écrits entre producteurs et distributeurs, s'ils fixent des règles, notamment en matière de garantie de prix, les prix proposés actuellement sont trop faibles pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur métier. Petite remarque, si vous le permettez : les contrats ne sont pas entre les producteurs et les distributeurs, mais entre les producteurs et les groupements de producteurs. Il nous faut une véritable "politique agricole commune", avec des règles précises qui sortent l'agriculture des marchés financiers. Aujourd'hui il existe cinq grandes centrales de distribution en France, qui appliquent les prix qu'elles veulent auprès des producteurs, dans la mesure où la loi du marché ne les oblige pas à autre chose. |
jean luc
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Bonjour M. Lognon,
J'ai entendu parler des Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne, dont le principe est de créer un lien direct entre paysans et consommateurs (AMAP). Ce concept m'a l'air très intéressant, et je pensais y adhérer. Pourquoi ne sont-elles pas plus développées dans l'Allier ? Est-ce que le Conseil général les soutient ? |
Alain Lognon |
reBonjour Jean-Luc,
Bien sûr qu'il existe des AMAP dans le département de l'Allier. Le Conseil général les soutient à travers les aides à la certification, comme il soutient également l'agriculture biologique. C'est un lien direct entre producteurs et consommateurs, cela fait partie de la politique agricole du Conseil général en matière de circuits courts. Mais ça restera, à mon sens, une partie infime de la commercialisation agricole.
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Sarah
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Bonsoir,
Vous êtes viceprésident à l'agriculture et au tourisme... y a-t-il un rapport ? est-ce que, à votre avis, l'agriculture et le tourisme sont liés ou devraient l'être ? |
Alain Lognon |
Bonsoir Sarah;
Tout d'abord, il y a beaucoup d'agriculteurs qui font du tourisme, à travers la diversification : chambre d'hôte, table d'hôte, accueil à la ferme, gîtes. C'est depuis longtemps un complément de revenus non négligeable. C'est aussi une façon de faire découvrir les produits du terroir, les produits de l'Allier.
Tourisme et agriculture sont liés, bien sûr. Il faut non seulement poursuivre ce développement, mais certainement l'amplifier pour que les touristes qui viennent dans l'Allier connaissent ce qui s'y produit, et aussi pour faire connaître une agriculture méconnue, souvent suspectée de tous les maux.
C'est ce à quoi je m'emploie en tant que vice-président de ces deux domaines très importants dans le Bourbonnais. |
André
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Bonsoir,
Depuis quelques années on entend beaucoup parler de l'exportation de broutards vers l'Italie (surtout quand cette exportation s'est vue affectée par la fièvre catarrhale ovine) ; et puis il me semble que vous avez mis en place une aide à l'engraissement dans l'Allier... est-ce que ça marche ou pas ? Autant que vous l'espériez ? Quelles sont les perspectives ? |
Alain Lognon |
Bonsoir André,
C'est en effet la mesure phare de l'AgriPlan. Elle a été mise en place suite à la rencontre que l'on a eu avec les groupements de producteurs, qui nous ont fait part de leurs inquiétudes sur l'avenir des exportations vers l'Italie, avec une diminution progressive du nombre d'engraisseurs italiens. Mais aussi d'une refléxion de fond afin d'améliorer la valeur ajoutée des exploitations agricoles et par décliner l'économie départementale. Cette aide de 100€ par broutard, plafonnée bien sûr, quinze broutards maximum, multiplié par le nombre quand on est en GAEC, n'est pas négligeable. Cette aide fait partie aussi de la refléxion sur l'autonomie des exploitations agricoles, notamment en termes financiers. Quelques exemples : l'effet de la FCO (fièvre catarrhale ovine) sur la France a provoqué de grandes difficultés de trésorerie chez les exploitatns au moment des exportations, si l'engraissement avait été développé en France, on aurait eu moins de soucis. Elle arrive certes à un mauvais moment, où la crise agricole est profonde et où les trésoreries sont à sec. Pour la première année, si elle a peiné à démarrer, les perspectives sont meilleures pour la deuxième année. Les groupements de producteurs donnent des signes très forts aux éleveurs pour engager la contractualisation de broutards sur les exploitations car les craintes de difficultés de l'exportation sur la fin de l'année 2010 sont réelles et les demandes en carcasses abattues de jeunes bovins sont de plus en plus intéressantes sur les pays du Maghreb. Je pense également que le prix des jeunes bovins doivent être revalorisés pour inciter les éleveurs à engraisser. Bien entendu, tout cela passe par une autre politique agricole européenne, basée sur des règles précises et non pas une concurrence exacerbée de la loi du marché. |
jean luc
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bonsoir M Lognon
Le parc de loisir Le Pal à Dompierre sur Besbre est un des sites touristiques le plus frequenté d'Auvergne. Que fait le conseil general autour de cette dynamique pour mettre en avant notre departement? favoriser le tourisme comme ce qui peut etre fait autour du Futuroscope à Poitier par exemple? |
Alain Lognon |
Bonsoir,
Nous soutenons le PAL sur beaucoup de projets financièrement, c'est important de le souligner. Dernièrement dans la construction du King-Kong. C'est le parc d'attraction qui a la croissance la plus forte de France, un fleuron de l'Allier et l'Auvergne, mais il est rès différent du Futuroscope. Aujourd'hui plusieurs choses sont faites pour essayer de capter les visiteurs qui viennent au PAL, qui viennent en grande partie sur une journée, car il n'y a pas d'hébergement au PAL. En premier lieu, on construit une Véloroute Voie Verte qui, dès fin 2011 sera aux portes du PAL. Le parc travaille beaucoup avec les offices de tourisme et le CDT, pour la promotion et la communication. Nous étions il y a quelques semaines place de la Victoire à Clermont-Ferrand pour communiquer sur les atouts touristiques, et le PAL faisait partie bien sûr de nos atouts importants. Le PAL est situé sur une zone "désertique" et donc la couverture pour les téléphones portables n'est pas idéale, le Conseil général, par l'intermédiaire du président, fait des démarches pour améliorer la qualité de la téléphonie mobile sur ce secteur. |
etienne patrick
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je suis un grand suporter de la jav et je voit encore cette anne i va encore baisser budget il faudrer que toute les colletiviter fon encore plus des effort pour les aider si sa continu on poura pas rester enproa quand je voye dans les autre club de proa que les collictiviter donne le double de subention raport a la jav il faura qui se pose des question pour que le club grandi allez la jav tes suporter te laiseron pas
tomber |
Alain Lognon |
Bonsoir,
On aimerait faire mieux ! Mais malheuresement on n'en a pas les moyens. Nous n'avons pas baissé la subvention, et c'est celui à qui l'on attribue la plus grosse aide. Gardons l'espoir que la réforme des collectivités ne soit pas une lame de fond pour les clubs sportifs du département de l'Allier, et notamment la JAV. Je pense aussi qu'il ne faut pas négliger le sport pour tous, qui est souvent facteur de paix sociale et de repère pour notre jeunesse. Le sport de haut niveau doit réfléchir à s'autosuffire financièrement, à travers des sponsors ou autres partenaires. Aujourd'hui, plus que jamais les collectivités ne peuvent plus tout faire. |
jean luc
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En Velo au PAL !!!
vous n'etes pas serieux j'espere???
moi je suis aller au Futuroscope en TGV!
de plus pourquoi il n'y a pas de signaletique en bordure de la RCEA?
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Alain Lognon |
Nous n'en sommes pas encore là ! La ligne TGV s'arrêtera-t-elle dans l'Allier ? Les élus se battent pour ça, mais chacun se bat pour soi. Quant à la signalétique en bordure de la RCEA, elle existe, je peux vous l'affirmer, à plusieurs endroits. Mais le PAL, qui est en progression constante au niveau de sa fréquentation, a-t-il besoin d'une signalétique sur la RCEA ?
Pour avoir rencontré M. Bennett, le directeur du PAL, leur objectif est de garder quelques jours les touristes, une réflexion a lieu en ce moment même, avec M. Bennett, pour construire hôtel, camping, bungalows, chalets dans les prochaines années. |
Yves
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bonsoir j'aimerai savoir pourquoi on peut traverser tous le departement de l'Allier par la RN79 (RCEA) sans qu il n y ai aucune aire de repos amenagé, presentant notre departement et ainsi incité les voyageurs à sejourner et découvrir L'ALLIER.
cette route fait penser à la traverser du desert justement? |
Alain Lognon |
Bonsoir Yves,
La première de mes préoccupations serait que la RCEA soit PARTOUT en 2x2 voies, malheureusement ce n'est pas encore le cas. Je pense très sincèrement qu'il y aura, comme il y a pratiquemment partout sur les autouroutes aujourd'hui, une aire de repos aménagée quand celle-ci sera terminée. Exemple, l'aire de Doyet qui montre l'étendue des produits du département de l'Allier. Ce facteur handicapant de cette route non terminée pénalise le département de l'Allier et nous fait payer un lourd tribut en vies humaines. |
Alain Lognon
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Merci à vous toutes et vous tous pour ces nombreuses questions, j'espère avoir répondu à vos intérrogations. Je reste à votre disposition pour compléter éventuellement vos questions et je voudrais également rajouter, par rapport à la RCEA? que c'est la compétence de l'Etat et non du Département de l'Allier.
Je vous souhaite une bonne fin de soirée et vous invite au prochain tchat, le 15 juin avec Guy Labbe et Jean-Paul Cherasse, si vous le voulez bien. |