Influenza aviaire : les mesures de prévention

Thématique : Actualité

Publié le 20 November 2020

La détection d’un foyer d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en Corse et dans les Yvelines a conduit la France à prendre d’importantes mesures de prévention.

Les deux foyers d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) identifiés en Corse et dans les Yvelines concernent des volailles de basse-cour.

Après un premier foyer d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP, aussi appelée grippe ou peste aviaire) détecté en Haute-Corse le 16 novembre, un nouveau foyer a été confirmé le 19 novembre dans une animalerie des Yvelines.

Tous les oiseaux de l’animalerie des Yvelines ont été euthanasiés, comme en Corse, et des zones de protection et de surveillance ont été mises en place autour du foyer. En Corse, des abattages préventifs d’oiseaux ont été réalisés dans plusieurs basses-cours en raison de liens épidémiologiques établis avec le premier foyer identifié et donc de suspicions fortes de contamination.

Qu'est-ce que l'Influenza aviaire hautement pathogène ?


Ces événements mettent en lumière le rôle majeur que peuvent jouer les volailles de basses-cours dans la circulation des virus de l’IAHP.

L’IAHP est une maladie des oiseaux très contagieuse qui menace particulièrement les volailles élevées en plein-air dans les basses-cours.

L’IAHP est une maladie due à un virus qui peut toucher toutes les espèces d’oiseaux domestiques ou sauvages. Elle est particulièrement virulente à l’égard des gallinacés (dinde et poule notamment) et parfois, des anatidés (canards, oies, cygnes). Les virus de l’IAHP peuvent être véhiculés et transmis par des oiseaux migrateurs aux volailles domestiques, notamment lorsqu’elles sont élevées en plein air.

Cette maladie provoque principalement des troubles digestifs (diarrhée), respiratoires (râles et toux) et nerveux (troubles de la locomotion, paralysie). La mortalité peut atteindre 90 % d’un troupeau de volailles en moins de 2 jours.

Les volailles sont susceptibles de se contaminer par contact direct avec des oiseaux sauvages infectés (aux abords des mangeoires ou abreuvoirs) ou par contact indirect (eau ou aliment contaminés par des fientes d’oiseaux sauvages). C’est pourquoi les volailles présentes dans les basses-cours et les oiseaux d’ornement détenus dans des parcs (paons, cygnes, bernaches, etc.) sont particulièrement exposés au risque d’IAHP.

Quelles sont les mesures de prévention à respecter ?


Les propriétaires de basses-cours et d’oiseaux de parcs sont invités à appliquer strictement les mesures de prévention de l’IAHP.

  • confiner vos volailles ou mettre en place des filets de protection sur votre basse-cour.
  • exercer une surveillance quotidienne de vos animaux
  • protéger votre stock d'aliments des oiseaux sauvages, ainsi que l'accès à l'approvisionnement en aliments et en eau de boisson de vos volailles éviter tout contact direct entre les volailles de votre basse cour et des oiseaux sauvages ou d'autres volailles d'un élevage professionnel
  • ne pas vous rendre dans un autre élevage de volailles sans précaution particulière
  • protéger et entreposer la litière neuve à l’abri de l’humidité et de toute contamination
  • si les fientes et fumiers sont compostés à proximité de la basse cour, ils ne doivent pas être transportés en dehors de l’exploitation avant une période de stockage de 2 mois.
  • réaliser un nettoyage régulier des bâtiments et du matériel utilisé pour votre basse cour et ne jamais utiliser d’eaux de surface

La situation dans l'Allier

Dans ce contexte sanitaire particulier (passage du niveau de risque au titre de l’IAHP à « élevé ») et compte tenu de l’importance des basses-cours dans un département fortement rural comme l’Allier, la préfète rappelle à tous les détenteurs de volailles de basses-cours et d’oiseaux de parcs leur obligation de procéder au confinement de leurs oiseaux ou à la mise en place de filets de protection sur leurs basses-cours et d’exercer une surveillance quotidienne de leurs animaux.

Ces dispositions s’ajoutent aux mesures qui s’appliquent déjà en tout temps dans les basses-cours (protection de l’aliment et de l’eau de boisson, nettoyage régulier, etc.).

La préfète en appelle à la plus grande responsabilité des propriétaires de basses-cours et d’oiseaux de parcs. Ainsi, en appliquant les mesures de prévention, ils protégeront leurs oiseaux et contribueront à la protection de la filière avicole dans son ensemble.

Pour plus d'informations : http://www.allier.gouv.fr/

Dernière mise à jour le 27/05/2020