Protection du patrimoine

Protection du patrimoine

L'Allier est le 2e département français pour son nombre de châteaux, d'églises romanes, et de maisons fortes. Le foisonnement du patrimoine architectural de l’Allier surprend toujours, même les connaisseurs les plus avertis.

Un patrimoine public bien protégé

Les édifices et les objets classés ou inscrits au titre des Monuments historiques appartenant à l’État ou aux collectivités territoriales (communes, départements…) constituent le patrimoine public « protégé ».

En France, suite à la loi de séparation des Églises et de l’État, toutes les cathédrales sont devenues des propriétés nationales, comme celle de Moulins, et les églises paroissiales celles des communes.

Dans l’Allier, les églises classées ou inscrites forment l’essentiel du patrimoine public « protégé ». Leur entretien représente souvent une charge considérable. Depuis le Moyen Âge, la plupart des villages ont vu leur importance diminuer et ils ne disposent plus des ressources nécessaires pour entretenir ces monuments qui continuent cependant de faire leur fierté.

Même si l’État apporte une importante contribution, les sommes engagées restent souvent démesurées. C’est pourquoi le Conseil Départemental intervient dans le financement des travaux de ces Monuments historiques appartenant aux communes à hauteur de 25 % (HT) du montant des travaux.

Dans l'Allier, cela représente une enveloppe annuelle moyenne de 700 000 €.

Le patrimoine du Département

En tant que collectivité territoriale, le Département possède aussi des édifices qui ont été protégés au titre des Monuments historiques à des dates plus ou moins récentes.
À Moulins ce patrimoine est particulièrement riche :

  • le pavillon Anne-de-Beaujeu (1840) ;
  • le Palais ducal (1875) ;
  • le tribunal de grande instance (1943) ;
  • l’hôtel de Rochefort (1965) ;
  • l’hôtel de Mora (1985) ;
  • la Maison Mantin (1986).

Plus inattendu, depuis que la nationale 9 est devenue la RD 2009, le pont Régemortes lui appartient aussi. C’est également le cas de l’ancien château de Gannat (1926) et du pont sur le Gaduet (1971) à Bransat.

Préservation du patrimoine rural

Le patrimoine rural relève de la compétence des Conseils départementaux. Chaque département s’est doté de ses propres critères, suivant ses caractéristiques, pour contribuer à la sauvegarde de ce patrimoine de proximité, qu’il soit public ou privé.

En raison de sa grande variété, l’Allier a choisi de faire de cette compétence une véritable politique publique. Il octroie des aides allant de 15 à 30 % du montant des travaux selon des critères précis. Elles se cumulent avec le soutien de la Fondation du patrimoine et, parfois, de l’Europe.

Un partenariat avec la fondation du patrimoine

Pour donner encore plus de lisibilité à son action, le Département a même passé une convention de partenariat avec la Fondation du patrimoine. Il a par ailleurs institué une liste du patrimoine vernaculaire remarquable. Elle répertorie les édifices les plus représentatifs par catégories : granges, fermes, pigeonniers, maisons fortes de caractère… Les édifices privés figurant sur la liste, bénéficiaires du label de la Fondation du patrimoine, se voient accorder une aide bonifiée pour leurs travaux.