Missions et interventions

L’archéologie préventive assure la sauvegarde du patrimoine archéologique menacé de destruction lors de travaux d'aménagements publics ou privés.

L’objectif est de détecter, de caractériser la nature des vestiges archéologiques et leur chronologie. Cette étude du sol est réalisée en amont des travaux de l’aménageur. Elle s’achève par la rédaction d’un rapport d’opération qui vise à conserver les informations recueillies.

Définition juridique

L’archéologie préventive est régie par un ensemble de réglementations.

Elle se distingue notamment de l’archéologie dite programmée par un régime juridique différent. Depuis 2001, une législation particulière est consacrée à l’archéologie préventive ; l’ensemble de ces règles est regroupé dans le livre V du Code du patrimoine.

Le Code du patrimoine définit l’archéologie préventive comme il suit (Livre V, art. L521-1) :

"L’archéologie préventive, qui relève de missions de service public, est partie intégrante de l’archéologie. Elle est régie par les principes applicables à toute recherche scientifique. Elle a pour objet d’assurer, à terre et sous les eaux, dans les délais appropriés, la détection, la conservation ou la sauvegarde par l’étude scientifique des éléments du patrimoine archéologique affectés ou susceptibles d’être affectés par les travaux publics ou privés concourant à l’aménagement. Elle a également pour objet l’interprétation et la diffusion des résultats obtenus."

Deux types d’intervention possibles

Le diagnostic

Souvent prescrit en premier lieu, notamment au préalable de la fouille, le diagnostic vise par le biais de sondages à mettre en évidence et à reconnaître la présence éventuelle de vestiges archéologiques mobilier et immobilier constituant les éléments d’une occupation humaine ancienne. Achevée, cette intervention fait l’objet d’un rapport. Ce dernier mènera ou non les services compétents (Service régional d’archéologie de la Direction régionale des affaires culturelles et le préfet de région) à la prescription d’une fouille complémentaire.

La fouille

Dans le cadre d’information suffisante sur un site, la fouille peut-être effectuée directement. Elle intervient afin de recueillir les données archéologiques, à en faire l’étude et l’analyse approfondie, et à présenter l’ensemble des résultats dans un rapport final d’opération. Contrairement au diagnostic, la fouille vise à l’exploration totale de la surface concernée par l'aménagement.

Les interventions en détail

Le service Archéologie préventive intervient dans le cadre de :

  • diagnostic
  • sondage
  • fouille préventive
  • étude de bâti
  • traitement du mobilier
  • étude et analyse post-fouille

Il intervient sur les spécialités suivantes :

  • céramologie
  • anthropologie
  • dendrochronologie
  • topographie
  • archéozoologie
  • bâti
  • mobilier (verre, tabletterie, métal)

Il est compétent sur les périodes :

  • préhistoriques : Néolithique (environ – 5500 à -3000), Âge du Bronze (environ -2200 à – 800), Âge du Fer (environ - 800 à – 50)
  • historiques : Antiquité (-50 à 476 de notre ère), Moyen Âge (Ve au XVe siècles), Moderne (XVIe au XVIIIe siècles), Contemporain (XIXe au XXe siècle)

Intervention de terrain et étude

Etude :

Le service d’archéologie préventive départemental de l’Allier intervient de la phase de terrain à l’analyse et l’étude du matériel recueilli (organique, minéral, mobilier) en passant par l’étude documentaire (archives), jusqu’à la diffusion des résultats (rapports finaux d’opérations).

Valorisation :

Le service est actif dans un second volet avec la valorisation des données archéologiques auprès de la communauté scientifique et des publics (grand public, scolaires, associations, etc.). Les projets de valorisation ont pour objectif de mieux faire connaître les résultats des travaux du service, l’histoire et le patrimoine départemental ainsi que la discipline via des publications, expositions, conférences, et manifestations culturelles.